Château La Martinette

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Nichés au cœur du Var, les domaines « Château La Martinette » et « Prieuré Sainte Marie Vieille » sont séparés par le fleuve l'Argens le plus grand cours d'eau du Var. Les 300 hectares de La Martinette se situent sur la commune de Lorgues et les 100 hectares du Prieuré sur celle du Thoronet. Les bois et les prés des deux domaines abondent en gibiers : faisans, perdreaux, lièvres, chevreuils et sangliers s'y sentent chez eux. Les 5 km de berges dont 1 km des deux côtés invitent à la pêche d'autant plus que l'Argens est un fleuve très poissonneux. Les 40 hectares de prés des deux domaines traversés sur 4,5 km par le Canal Sainte Croix réalisé en 1843 – 1846 à des fins d'irrigation se prêtent aux différents projets agricoles.

Lové dans un havre de quiétude, beauté et fraîcheur Le Château La Martinette existe depuis 1620. C'est une des plus vieilles exploitations agricoles de Lorgues qui fut parmi les premières dans le Var à s'intéresser à la viticulture. Vestiges du passé : cabanons, bergeries, pigeonniers, restanques et puits pittoresques dispersés aux quatre coins du domaine font de ce splendide site naturel une vraie perle provençale.

Endroit fascinant imprégné d'histoire, Le Prieuré Sainte Marie Vieille est niché entre les collines boisées de l'arrière-pays et les rivages ombragés de l'Argens. Cette ancienne villa romaine bâtie en 43 avant J.C. fortifiée d'un oppidum s'est transformée en propriété agricole appartenant à l'abbaye de Lérins qui y créa en 1094 un Prieuré. Depuis près d'un siècle, elle s'est reconvertie en exploitation vinicole.

Acquis respectivement en novembre et décembre 2011 par trois investisseurs d'origine russe les deux domaines se sont engagés dans une extraordinaire métamorphose. Dès début 2012, Alexei Dmitriev, nouveau gérant associé des deux domaines réunis, s'est attelé à mettre en œuvre un vaste programme de restructuration en vue d'atteindre des sommets d'excellence. Il prévoit la gestion rationnelle des forêts, ainsi que le lancement de plusieurs projets agricoles, la viticulture restant, bien entendu, sa colonne vertébrale. A moyen terme ce développement doit conduire à la mise en place d'un ambitieux projet agrotouristique comprenant la création d'un gîte rural, d'une maison de chasse, d'un hôtel de charme et d'un restaurant gastronomique. « Faire revivre l'authenticité et la magie d'un lieu d'exception et le tourner vers l'avenir sans pour autant le dénaturer. Notre but, - affirme Alexei Dmitriev, - consiste à mener à bien ce programme intégré dans le respect de la nature et des traditions locales ».

Le vignoble:

L'audit du vignoble qui avait été fait par le Cabinet Derenoncourt Consultants avant l'acquisition du domaine a révélé l'énorme potentiel du terroir de la Martinette d'une part, et l'état pitoyable des vignes, de l'autre. Il fallait commencer sans attendre une grosse restructuration du vignoble. Alexei Dmitriev qui venait d'arriver au Domaine devait prendre une décision difficile concernant la marche à suivre. Brûler les ponts et s'aventurer à fond dans le processus du renouveau, telle fut l'option choisie à l'époque et qu'il ne regrette nullement. Il en résulta l'arrachage de 12 hectares de vignes. Ainsi aujourd'hui il ne reste que 21,5 hectares en production sur des magnifiques sols argilo-calcaires dont 25% de Grenache, 23% de Syrah, 13% de Cinsault, 9% de Rolle, 7% de Cabernet Sauvignon, 6% de Mourvèdre en « AOP Côtes de Provence », ainsi que 13% de Merlot et 5% de Viognier en IGP du Var. Parallèlement ont été amorcés les travaux de préparation de sol sur 25 hectares.

En août 2012 le nouveau directeur technique, Guillaume Harant, a rejoint l'équipe du domaine. Et c'est sous sa houlette avisée qu'a débuté la deuxième étape, cette fois, celle de la création. Il est programmé de planter à la Martinette cette année 6 hectares, puis 6 hectares l'année suivante et enfin 5 hectares en 2015 pour arriver à une surface totale de 38 hectares. Il s'agit d'une plantation de cépages traditionnels pour l'AOP « Côtes de Provence » fréquemment utilisés dans la région. A une exception près : le Tibouren, ancien cépage provençal tombé ces derniers temps dans la désuétude, probablement, parce qu'il avait la réputation d'exiger beaucoup de travail en été. Encore une particularité, les Merlots qui occupent une des meilleures parcelles du domaine seront surgreffés en Cinsault et passeront d'IGP en AOP. Mais la restructuration ne s'arrêtera pas là. Dès que les premières plantations entreront en production en 2016 – 2017, il faudra arracher encore 12,5 ha un an ou deux plus tard. Et c'est seulement en 2020 avec la troisième feuille des dernières vignes plantées que la restructuration sera définitivement terminée.

L'énormité des travaux sur la rive gauche de l'Argens n'a jamais détourné l'attention de la Direction de la rive droite, à savoir du Domaine Le Prieuré Sainte Marie Vieille. L'étude approfondie du terroir a montré que la majorité des parcelles exploitées auparavant étaient mal adaptées à la viticulture. Il n'en reste pas moins que les trois parcelles le long de la route Le Thoronet – Vidauban totalisant 2,5 hectares sont en train d'être préparées pour être plantées en 2014. Les analyses de sol vont nous aider à déterminer le choix de cépages, mais il est d'ores et déjà clair que l'on peut s'attendre à une surprise, c'est-à-dire l'apparition d'un cépage « exotique », ne faisant pas partie du cahier des charges de l'A.O.C. Côtes de Provence. Toutefois il s'est avéré que les meilleures parcelles se trouvaient sur les hauteurs des collines dont une sera réservée pour la syrah destinée à produire un très grand rouge et l'autre – pour la Clairette susceptible d'enrichir les vins blancs en assemblage avec le Rolle. L'excellence de ces deux terroirs a nécessité le recours à une méthode de choix de plants très sophistiquée qu'on appelle la sélection massale. Elle consiste en une sélection drastique des vignes les mieux adaptées aux terroirs des domaines. La plantation est programmée pour 2015.